Écrire dans l'urgence. Écrire pour ne pas disparaître. Écrire pour laisser quelque chose. Une trace. Une idée. Un fragment de soi... quelque chose qui nous survit. Écrire. Écrire. Écrire encore. Écrire non pas comme une fin mais comme un moyen. Une façon de se voir. Un miroir de l'être et non du paraître. Écrire pour prendre du recul sur ses pensées. Des pensées fugaces ou envahissantes. Des pensées que l'on veut quitter ou des pensées dans lesquelles on souhaite se replonger. Écrire pour que les mots restent. Gravés quelque part dans cette nébuleuse numérique... pour combien de temps ? Écrire pour l'éternité ou au contraire écrire pour l'instant, ce moment infime de présent qui ne dure pas et qui a déjà disparu. Écrire pour soi. Écrire pour les autres. Écrire pour l'autre. L'autre. L'inconnu. L'étranger. La connaissance. L'ami. L'amour. Écrire pour exister, pour dire ce que l'on ne peut pas dire, pour divaguer, pour construire, pour analyser, pour divertir, pour s'échapper. S'échapper du quotidien, de la routine, du déjà-vécu. Écrire sans détour, sans filtre. Écrire vite. Écrire ce qui passe. Écrire avant qu'il ne soit trop tard. Écrire pour ne rien dire. Écrire pour dire tout. Pour dire trop. Écrire tant qu'on peut. Tant que l'énergie est là. Tant que les mots viennent. Écrire. Écrire. Écrire encore...