Je me souviens d’une voix.
Je me souviens d’un conte.
Je me souviens d’un frisson.

Une voix douce… Une voix si douce, que l’on aurait dit du miel. Les vibrations de l’air inondent mon conduit auditif – éveillent de mon tympan jusqu’à ma cochlée – comme un sirop venant adoucir une gorge asséchée.

Un conte. Les 3 petits cochons. Un grand méchant loup. Une histoire simple. Mais racontée avec le ton juste. La peur. La surprise. Le suspense. Tous les éléments qui font une belle histoire.

Un frisson. Les poils se hérissent sur mes avant-bras. Une bise glacée remonte le long de ma colonne vertébrale. Mon corps entier réagit aussitôt à cette voix, à ce conte, à cette présence.

Était-ce un songe ? Non. C‘était… Une voix. Un conte. Un frisson.